Lexique

Dans cette rubrique, vous trouverez la définition de mots souvent utilisés en bioéthique.

Certains mots utilisés sont maquillés ou trompeurs : il faut pouvoir les décrypter... Ils seront indiqués entre guillemets et traduits dans leur sens véritable.

Lexique

Référence majeure : « Lexique des termes ambigus et controversés sur la famille, la vie et les questions éthiques » du Conseil Pontifical pour la Famille, publié en français en juin 2005 (Édition Téqui - 8, rue de Mézières - 75006 Paris - 01 42 22 70 40).

De nombreuses définitions ci-dessous sont tirées de ce guide.

Abortif
Le terme d'« abortif » est employé pour qualifier les médicaments ou les dispositifs entraînant la destruction de l'embryon (ou du fœtus) après que la fécondation ait eue lieu.
« Acharnement thérapeutique »
Il s'agit d'une obstination déraisonnable dans les investigations et/ou les thérapeutiques entreprises chez quelqu'un dont les chances de guérison ou même d'amélioration sont devenues dérisoires. Il y a une disproportion manifeste entre les moyens utilisés et l'effet que l'on peut en attendre. Cette situation de prise en charge excessive, souvent coûteuse, traumatisante et mal adaptée est à l'origine de souffrances supplémentaires pour la personne malade. Ces souffrances surajoutées, provoquées par l'équipe soignante (et/ou l'entourage), peuvent être évitées par l'abstention des investigations et des traitements devenus disproportionnés à l'état de la personne malade, tout en poursuivant les soins proportionnés et de confort que son état requiert.
Adulte
La définition proposée par le père Tony Anatrella est la suivante :
« Est adulte, celui qui a le sens de l'éducation des enfants, le souci de la génération suivante. Il a conscience qu'il doit transmettre un savoir intellectuel et culturel, des normes sociales, des références morales et une espérance. Il doit aussi l'initier à un savoir être. Il a le sens de la pédagogie et ne s'inquiète pas de devoir répéter souvent la même chose. »
« Amas de cellules »
L'expression est utilisée, en début de grossesse, pour masquer l'identité del'embryon, en tant que personne humaine, lorsqu'il est envisagé de proposer un avortement et d'en cacher la réalité, notamment aux parents.
Expulsion spontanée ou provoquée d'un embryon ou d'un fœtus humain avant sa naissance. Le mot avortement, utilisé sans qualificatif, renvoie habituellement à l'avortement provoqué.
Avortement provoqué
C'est l'expulsion volontairement provoquée de l'embryon ou du fœtushumain avant la naissance, soit parce qu'il fait courir un danger à la mère, soit pour des raisons non thérapeutiques (enfant handicapé, non désiré...). L'avortement est légalisé dans certains pays sous le terme d'interruption volontaire de grossesse.
Avortement spontané
C'est la perte involontaire de l'embryon ou du fœtus humain avant la naissance du fait d'une maladie ou d'une cause inconnue. On parle de fausse-couche.
Bioéthique
En première approche simplifiée, la bioéthique est une réflexion sur l'agir humain que l'on peut et doit avoir vis-à-vis de soi-même, des autres et du bien commun, si l'on veut respecter et servir la personne humaine dans toutes les dimensions de son existence.
En pratique, il existe plusieurs définitions de la bioéthique et toutes ne renvoient pas à des significations similaires... Nous retiendrons celle de Mgr Elio Sgreccia reprise par le Lexique des termes ambigus et controversés sur la famille, la vie et les questions éthiques (page 94) :
« La bioéthique est une discipline avec un statut épistémologique rationnel, ouverte à la théologie entendue comme science supra-rationnelle, instance ultime et « horizon de sens ». La bioéthique, à partir de la description du donné scientifique, biologique et médical, examine rationnellement la licéité de l'intervention de l'homme sur l'homme. »
Blastocyte
Le blastocyte est la dénomination exacte d'un embryon humain multicellulaire 4 jours après la fécondation. Le blastocyte se déplace pendant 2 jours dans l'utérus avant que commence le processus d'implantation (ou nidation).
Clonage
Le clonage est une technique fréquemment utilisée en biologie pour reproduire des cellules ou des micro-organismes aussi bien végétaux qu'animaux.
C'est une procédure technique de reproduction, par laquelle on manipule le matériel génétique d'une cellule ou d'un organisme (végétal ou animal) dans le but d'obtenir un individu ou un ensemble d'individus génétiquement identiques au premier.
Le clonage diffère des d'autres techniques semblables en ceci que la reproduction est asexuée (elle se fait sans union sexuelle) et agamique (sans fécondation ou union des gamètes). Il en résulte un ensemble d'individus génétiquement identiques au premier qui a fourni le patrimoine génétique nucléaire.
L'ensemble des individus obtenus par clonage s'appelle des « clones », vocable qui connote que chacun de ces individus possède la même information génétique et ne sont pas simplement des descendants du géniteur (c'est-à-dire qu'il n'y a pas eu de combinaison génétique sexuée des géniteurs).
La plupart du temps, ce que l'on appelle clonage, sur le plan technique, correspond au transfert d'un noyau d'une cellule différenciée (ex : cellule de muscle périphérique) dans un ovule énucléé, formant alors une cellule totipotente capable de se multiplier comme un embryon (ex : la brebis Dolly).
Pour l'Église catholique, le clonage de matériel biologique non humain, issu des espèces végétales ou animales, ne fait pas fondamentalement de difficulté sur le plan éthique s'il est pratiqué de manière responsable.
A l'opposé, le clonage thérapeutique (voir ce terme) et/ou le clonage reproductif (voir ce terme) faisant appel au développement d'un embryonhumain sont inacceptables pour l'Église catholique, car ces techniques ne respectent pas la dignité de la personne humaine.
Clonage reproductif
Le clonage reproductif tend au développement complet d'un nouvel être humain, génétiquement identique à un autre, par implantation dans l'utérus d'une femme d'un embryon humain obtenu par clonage (voir ce mot), c'est-à-dire de manière asexuée et agamique.
Clonage thérapeutique ou scientifique
Le clonage thérapeutique ou scientifique utilise l'embryon humain obtenu par clonage (voir ce mot) au stade pré-implantatoire dans un but de recherche à finalité thérapeutique (ex : traitement de la maladie de Parkinson) ou scientifique.
Le développement d'embryons humains clonés permet en effet d'obtenir des lignées de cellules souches embryonnaires totipotentes, capables de se différencier secondairement en cellules spécifiques (cardiaques, nerveuses...). Ces cellules obtenues pourraient ainsi « réparer » des cellules abîmées dans le cadre de diverses maladies. Après récupération des cellules souches, les embryons humains obtenus par clonage sont détruits.
Cœur de l'homme
En langage biblique, le cœur de l'homme est le lieu de son intimité, de son esprit personnel, de son moi le plus original, le plus profond. Le cœur de l'homme n'est pas seulement le lieu des sentiments, c'est aussi celui de la connaissance et de la volonté.
Conception
Moment précis de la fécondation, c'est-à-dire de l'instant où le spermatozoïde (23 chromosomes) pénètre dans l'ovule (23 chromosomes), ce qui entraîne le développement d'un nouvel être humain (46 chromosomes) dont le patrimoine génétique est alors clairement défini. La conception marque le début de la grossesse.
Consentement éclairé
Le consentement éclairé consiste à expliquer à un patient, capable d'attention et de compréhension, la nature de sa maladie, ainsi que le bilan de la situation entre les effets de sa maladie et les risques et bienfaits des procédés thérapeutiques recommandés, puis à lui demander son accord pour le soumettre ou non à ses procédés. D'un côté, il est nécessaire que le patient soit bien informé et qu'il prenne sa décision conformément à ses convictions ; d'un autre côté, que sa confirmation soit claire de sorte que le médecin sache s'il doit intervenir ou non.
Contraception
La contraception (du latin : contra, contre ; concipere, concevoir) vise à amputer la sexualité humaine de sa potentialité procréatrice. C'est un processus, un dispositif ou une intervention visant uniquement à empêcher l'union entre le spermatozoïde et l'ovocyte secondaire communément désigné sous le nom d'ovule.
« Contraception pré-implantatoire » ou « contraception d'urgence »
C'est ce que l'on appelle aussi la « pilule du lendemain ». Il s'agit d'absorber une forte dose d'hormones ovariennes (Lévonorgestrel ou Mifépristol appelé RU-486) dans un délai de 72 heures après le rapport sexuel. Si la fécondation a eu lieu, cette forte dose d'hormones va agir en ralentissant la progression de l'embryon humain dans la trompe et en l'empêchant de s'implanter dans la paroi de l'utérus, entraînant de facto sa destruction. Ces hormones agissent donc comme un moyen abortif. Le terme de « contraception » est donc impropre et il serait préférable de parler de pilule contrariant l'implantation utérine de l'embryon ou encore d'interruption de grossesse à un stade initial.
« Contragestion »
Ce terme, utilisé pour masquer la réalité de l'avortement, désigne l'emploi d'une série de produits à action abortive utilisés dans les phases les plus précoces de la grossesse et qui, à la différence des produits à effet anti-implantatoire, agissent même après l'achèvement de la nidation de l'embryon dans la paroi de l'utérus. Les produits utilisés sont par exemple le RU-486 (ou Mifépristone), les prostaglandines, le vaccin anti-HCG et le vaccin anti-TBA.
« Diagnostic pré-implantatoire » (DPI)
Le diagnostic pré-implantatoire consiste à identifier une anomalie sur unembryon avant l'implantation dans l'utérus. Il est réalisé sur une ou deux cellules prélevées vers le 3e jour de développement de l'embryon in vitro (stade de 8 cellules) et conduit à chercher une anomalie génétique ou chromosomique présente chez les parents. Seuls les embryons non porteurs de l'anomalie seront sélectionnés et implantés dans l'utérus.
« Diagnostic pré-natal » (DPN)
C'est le dépistage d'une maladie ou d'un handicap touchant l'embryon ou lefœtus durant la grossesse. Parfois, il permet à bon escient de soigner l'enfant in utero, mais dans un très grand nombre de cas, il aboutit à proposer directement un avortement pour raison médicale (interruption médicale de grossesse).
Dispositif intra-utérin (DIU)
C'est une autre manière de parler du stérilet (voir ce mot).
« Droit de mourir dans la dignité »
C'est une expression utilisée par les personnes revendiquant l'euthanasie (voir ce terme) dans le but de légitimer cet acte au nom de la liberté individuelle.
« Droit des femmes à disposer de leur corps »
C'est une expression utilisée par les personnes revendiquant la contraception, l'avortement, l'euthanasie et bien d'autres transgressions éthiques touchant au respect de la vie.
Embryon
Être humain durant les deux premiers mois de son développement, à partir du jour de sa conception (c'est-à-dire à partir du moment de la fécondation de l'ovule par le spermatozoïde qui marque le début du développement de l'être humain).
Euthanasie
“ Par euthanasie au sens strict, on doit entendre une action ou une omission qui, de soi, et dans l'intention, donne la mort afin de supprimer ainsi toute souffrance. ”
(Définition de l'Église catholique, Évangile de la vie n°65)
Fausse-couche
Avortement spontané
Fœtus
Nom donné à l'être humain du 3e mois de la grossesse jusqu'à la naissance.
Fécondation
La fécondation est le processus qui commence quand le spermatozoïde entre dans l'ovocyte secondaire (ou ovule), et qui s'achève par l'appariement des chromosomes maternels et paternels. Ce processus dure environ 24 heures.
Gamète
Cellule reproductrice, mâle ou femelle, dont le noyau ne contient qu'un seul chromosome de chaque paire et qui s'unit au gamète de sexe opposé lors de la fécondation pour donner naissance à un zygote, autrement dit à un embryon à son stade initial.
« Genre » (ou « Gender »)
Actuellement, lorsque l'on parle de « genre » (« gender »), on se réfère soit au genre masculin, soit au genre féminin. De même qu'il y a le sexe masculin, il y a le sexe féminin. Or, dans plusieurs organisations internationales, il est question actuellement d'une notion de genre dont on évite de fournir une définition claire. Selon cette acception, le mot « sexe » réfère à des déterminations naturelles. Il y a donc 2 sexes génitalement caractérisés. Mais à côté du sexe, il y aurait aussi le genre. Ce terme évoque quant à lui les rôles joués par les individus dans la société. Ces rôles naissent au cours de l'histoire ; ils sont un produit de l'interaction entre la nature et la culture. Cependant un concept équivoque du genre a fait récemment son apparition. Il est conçu comme seul produit de la culture et peut, de ce fait, apparaître et disparaître au gré des sociétés, voire des individus. Certains affirment, par exemple, que l'amour maternel n'est pas inscrit dans la nature de la femme mais que ce sentiment est né dans un contexte culturel donné, et qu'il peut disparaître ou être détruit si la culture change. On est en fait en présence d'une nouvelle révolution culturelle. Quel que soit son sexe, l'Homme pourrait choisir son genre : il pourrait opter pour l'hétérosexualité, l'homosexualité masculine, le lesbianisme. Il pourrait même opter pour la transsexualité en changeant de sexe. Il existe des projets de Déclaration des Droits du genre. Cette dissociation étrange entre sexe et genre, entre nature et culture, ruine la dimension personnelle de l'être humain et réduit celui-ci à une simple individualité. L'idéologie du genre entraîne donc une mise en question radicale de la famille et de toute sa signification sociale au service de la société.
Homosexualité
L'homosexualité représente une attirance sexuelle plus ou moins exclusive pour des personnes du même sexe. Elle correspond à une tendance sexuelle qui se constitue lors du développement affectif de la personne, mais qui se fixe sur la base d'un conflit psychique irrésolu. Pour le DSM IV, classification américaine de référence des troubles psychologiques, l'homosexualité est un « trouble de l'identité sexuelle ».
« Interruption médicale de grossesse » (IMG)
Cette expression est utilisée pour parler de l'avortement provoqué d'un enfant malade ou handicapé (possible en France jusqu'à 9 mois)
« Interruption volontaire de grossesse » (IVG)
Cette expression est utilisée pour parler de l'avortement provoqué.
« Interruption volontaire de vie »
C'est une expression utilisée par les personnes qui revendiquent l'euthanasieet le suicide.
Mariage
Conformément au Code de Droit Canon, le mariage est « l'alliance par laquelle l'homme et la femme constituent entre eux une association pour toute la vie, destinée par sa nature même au bien des époux, à la procréation et à l'éducation de leur progéniture (...) Ce qui fait qu'il y a mariage, c'est le consentement des parties légitimement exprimé entre des personnes en pleine possession de leur capacité juridique, consentement qu'aucun pouvoir humain ne peut remplacer (...) Le consentement matrimonial est l'acte de la volonté par lequel l'homme et la femme se donnent l'un à l'autre et se reçoivent réciproquement dans une alliance irrévocable pour constituer le mariage (...) Le mariage valide engendre entre les époux un lien perpétuel et exclusif par sa nature même. »
Nidation
C'est l'implantation de l'embryon (appelé blastocyte à ce stade) dans la paroi de l'utérus (appelé endomètre ou muqueuse utérine). Elle survient le 6e jour environ après la fécondation.
Ovule
Gamète femelle arrivé à maturité, apte à être fécondé.
Partial birth abortion
Ce terme désigne une technique d'avortement, particulièrement horrible, utilisée dans les derniers mois de la grossesse. Elle consiste à pratiquer une délivrance intra-vaginale partielle du fœtus vivant, suivie d'une aspiration du contenu cérébral de ce fœtus avant de compléter la délivrance de l'enfant mort. Cette technique pratiquée aux USA est une forme précoce d'infanticide puisqu'une fois l'enfant sorti vivant du sein maternel, d'autres techniques sont utilisées pour éliminer l'enfant.
Personne
La définition du philosophe Boèce au VIe siècle reste toujours une référence valable à laquelle se réfère encore de nos jours les philosophes : « La personne est une substance individuelle de nature raisonnable »
« Pré-embryon »
C'est un terme, d'origine anglo-saxonne, utilisé pour désigner l'embryon de moins de 2 semaines (après la fécondation), pas encore implanté dans la muqueuse utérine et/ou n'ayant pas encore développé son système nerveux central (selon le point de vue).
A ce stade, pour ceux qui revendiquent cette appellation, l'embryon serait infra-humain, ce qui légitimerait la possibilité d'en faire un objet de recherche et de le détruire.
Ce n'est pas la position de l'Église catholique qui considère l'embryon comme une personne humaine dès l'instant de la fécondation (autrement dit de la conception).
« Prévention de la trisomie 21 »
Cette expression trompeuse signifie ici dépister la trisomie 21 durant la grossesse de manière à provoquer un avortement (autrement dit une interruption médicale de grossesse) si l'enfant se révèle atteint par ce handicap.
« Pro-choice » (Pour le choix)
Expression utilisée par ceux qui revendiquent le droit à l'avortement.
Procréation
La procréation, exercice de la paternité et de la maternité, ne se limite pas à l'acte d'engendrer, c'est-à-dire à l'union de l'homme et de la femme dans l'acte sexuel. C'est le commencement normal d'un long processus dans lequel se conjuguent l'œuvre de Dieu et celle de l'homme. La procréation n'est pas seulement une réalité biologique : c'est aussi une réalité éducative et éthique, un événement social et chrétien. Avec la naissance du bébé, la procréation se poursuit dans la tâche éducative des parents : il s'agit de la procréation intégrale. Le devoir des parents s'exprime dans la procréation intégrale des enfants, dans la formation de la personne, image de Dieu.
« Procréations médicalement assistées » (PMA)
Ce terme de procréations médicalement assistées est trompeur, car il ne s'agit le plus souvent non pas d'une assistance à la procréation (que l'Église est la première à approuver), mais d'une substitution médicale : substitution de la paillasse de laboratoire au lit conjugal, substitution du médecin manipulateur de gamètes au mari, substitution d'un acte technique à l'union des corps. C'est cette dissociation entre l'union des corps et la procréation qui apparaît comme fondamentalement problématique dans la plupart des techniques actuellement existantes (Fécondation in vitro, FIVETTE, GIFT...), même s'il s'agissait de ne produire qu'un unique embryon issu d'un gamète maternel et d'un gamète paternel (sans gamète extérieur au couple).
« Projet parental »
C'est une terminologie utilisée notamment dans le cas des embryons surnuméraires congelés qui attendent d'être implantés dans l'utérus maternel. S'ils font l'objet d'un « projet parental », ils seront considérés comme des enfants, mais s'ils n'en font pas l'objet, ils seront considérés comme du simple matériel biologique. En d'autres termes, l'être humain n'existerait que dans la mesure où il fait l'objet d'un projet de vie de la part de ses parents. Il n'y aurait donc plus d'objectivité dans l'être, mais l'existence dépendrait du vouloir subjectif des parents ! Heureusement que la réalité de l'être est tout autre et qu'elle ne dépend pas de la subjectivité parentale !
« Réduction embryonnaire »
Avortement provoqué d'un ou plusieurs embryons dans le cas d'une grossesse multiple se développant à la suite d'une assistance médicale à la procréation (AMP ou PMA).
« Santé reproductive »
C'est une expression utilisée par ceux qui revendiquent le droit à l'avortement, à la contraception...
Stérilet
Ce moyen dit « de contraception », placé dans la cavité utérine, freine l'entrée et la survie des spermatozoïdes. Le stérilet ne bloque pas l'ovulation, ni la fécondation qui restent possibles malgré ce frein (des spermatozoïdes peuvent atteindre quand même l'ovule).
En créant une réaction inflammatoire locale dans l'utérus, le stérilet empêche l'embryon éventuellement conçu de s'implanter dans la muqueuse utérine. C'est la raison pour laquelle le stérilet provoque des avortements.
Soins palliatifs
« Les soins palliatifs sont des soins actifs dans une approche globale de la personne atteinte d'une maladie grave évolutive ou terminale. Leur objectif est de soulager les douleurs physiques ainsi que les autres symptômes et de prendre en compte la souffrance psychologique, sociale et spirituelle. Les soins palliatifs et l'accompagnement sont interdisciplinaires. Ils s'adressent au malade en tant que personne, à sa famille et à ses proches, à domicile ou en institution. La formation et le soutien des soignants et des bénévoles font partie de cette démarche. Les soins palliatifs et l'accompagnement considèrent le malade comme un être vivant et la mort comme un processus naturel. Ceux qui les dispensent cherchent à éviter les investigations et les traitements déraisonnables. Ils se refusent à provoquer intentionnellement la mort. Ils s'efforcent de préserver la meilleure qualité de vie possible jusqu'au décès et proposent un soutien aux proches en deuil. Ils s'emploient par leur pratique clinique, leur enseignement et leurs travaux de recherche, à ce que ces principes puissent être appliqués. »
(Définition de la Société Française d'Accompagnement et de soins Palliatifs, 1996)
Suicide
Le suicide consiste à se donner personnellement et intentionnellement la mort. Pour l'Église catholique, la personne humaine n'a pas la liberté de disposer de sa propre vie, car le seul qui puisse légitimement décider de l'heure de notre mort, c'est Dieu lui-même.
Suicide assisté
Dans le suicide assisté, un membre de l'entourage ou un professionnel de santé met à portée de la main du patient le moyen de se donner la mort lui-même. La personne qui aide la personne malade à poser ce geste se trouve donc complice de l'acte suicidaire qui pour l'Église est toujours contraire à la dignité de la personne humaine.
« Transfert de noyau somatique vers une cellule énuclée »
Cette expression est une manière déguisée de désigner le clonage
Zygote
C'est la première cellule, contenant 46 chromosomes, obtenue après fécondation de l'ovule (23 chromosomes) par le spermatozoïde (23 chromosomes), marquant ainsi le début du développement d'un nouvel être humain. Le zygote est un embryon à son stade le plus précoce. Il se développe dans la trompe de Fallope. Le zygote est une cellule totipotente, hautement spécialisée, signant le commencement de chacun de nous en tant qu'individu unique.

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