Amour et Vérité

"L'avenir de l'humanité passe par la famille"
Jean-Paul II
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Fin de vie

  • Le cri du coeur

    Médecin, j'ai été amenée à m'occuper, à l'hôpital, d'une dame de 99 ans, très gravement malade du cÅ“ur. Comme elle était tachycarde, je lui dis pour dédramatiser la situation : « Je vois que votre cÅ“ur bat très vite. Êtes-vous amoureuse ? »

    Et la personne âgée me répondit du tac au tac : « Oui, je suis amoureuse du Bon Dieu ! ». C'était le cri du cÅ“ur. En même temps, elle me lançait un regard qui signifiait : « je dis cela, mais vous vous ne pouvez pas comprendre, vous qui êtes médecin »

    Je lui répondit : « Si, je comprends. C'est très beau ce que vous me dites-là ». La malade me regarda avec beaucoup d'intensité.

    Quelques jours plus tard, elle mourut et sa fille vint me voir peu après. « Vous savez Docteur, j'ai tout raté avec maman. Je suis sûre qu'elle voulait me dire quelque chose de très important jusqu'à la dernière minute, mais j'ai bien vu qu'elle n'arrivait pas à me le dire. »

    Et la fille était catastrophée.

    Je lui répondis que j'avais beaucoup admiré le courage de sa mère tout au long de ses derniers jours et je lui rapportai cette phrase qu'elle m'avait dite : « je suis amoureuse du Bon Dieu ».

    La fille me regarda les yeux écarquillés et me dit : « c'est cela que maman voulait me dire ! Elle m'avait élevé religieusement, mais adolescente, j'avais perdu la foi. Du coup, elle aussi s'en était écartée. Depuis quelques années, je crois qu'elle avait retrouvé le chemin de l'Église, cependant, elle ne m'en a jamais parlé. Oui docteur, je crois que c'est exactement cela qu'elle voulait me dire ! »

    Et dans ses yeux brillaient la joie et une nouvelle espérance !

    Béatrix


     
  • Dr Elisabeth Kübler-Ross

    Bobby est un jeune enfant américain suivi depuis des années dans un service de pédiatrie pour un cancer. Toute l'équipe le connaît bien. La maladie de l'enfant s'aggrave progressivement.

    Un temps arrive où Bobby n'arrive plus à parler. Bobby a une ardoise et une craie, et il s'exprime à travers des dessins.

    Un jour, tandis que la maladie a beaucoup évolué, il fait le dessin suivant : un bonhomme séparé d'un tank par un panneau stop.

    L'équipe comprend que le tank représente sa maladie et sa mort. Elle comprend que Bobby en a peur. Que faire et que lui dire ?

    L'équipe se réunit pour réfléchir.

    Quelqu'un dit : " On pourrait effacer le tank. "

    Le médecin : " On ne peut pas effacer le tank puisque la maladie est réellement là et qu'on ne sait pas la guérir. "

    L'infirmière, qui est la plus proche de l'enfant et qui est un peu comme sa seconde maman, dit à son tour : " Effaçons le bonhomme. Car si on le supprime, il n'aura plus peur. C'est un service à lui rendre. "

    Le médecin répond : " Ce n'est pas possible. Nous ne pouvons pas faire cela. " Quelqu'un dit encore : " Il reste le panneau stop que l'on peut effacer. "

    Le médecin : " On ne peut pas effacer justement ce qui le protège actuellement de sa peur ! "

    Finalement, le médecin entre dans la chambre de l'enfant et s'assoit un moment près de lui. Puis il prend la craie et trace un deuxième bonhomme à côté du premier pour lui signifier qu'il n'est pas seul. L'enfant sourit.

    Le lendemain, Bobby fait un autre dessin : c'est un oiseau qui vole dans le ciel. Et peu après, l'enfant meurt paisiblement de sa mort naturelle.

    Témoignage rapporté par le docteur Elisabeth Kübler-Ross


     
  • Euthanasie, dignité humaine ou lâcheté inconséquente ?
     
    Né en 1952, marié en 1977, viticulteur-arboriculteur de profession, hyper dynamique de nature, je vivais heureux et croquais la vie à pleines dents. 
    Un jour, vers la fin de l'année 1985, j'avais 33 ans, j'ai commencé à être gêné pour utiliser un tournevis. 
    Six mois après j'étais en fauteuil roulant et, trois ans après, ne pouvant plus tenir ma tête, j'optais pour le lit...  que je n'ai plus quitté depuis ce jour. 
    Aujourd'hui, je suis entièrement paralysé, trachéotomisé, branché à un appareil respiratoire et ne peux désormais remuer que les yeux. 
     
    Cette maladie, appelée "Sclérose Latérale Amyotrophique" (S.L.A.) ou "maladie de Charcot" entraîne une dégénérescence inexorable de tous les muscles et conduit rapidement le malade à une dépendance totale. 
     
    Par bonheur, je possède un ordinateur équipé d'un logiciel spécial qui me permet d'écrire avec les yeux.  C'est grâce à cet équipement que je peux vous écrire aujourd'hui. 
     
    Le premier moment d'abattement passé, je me suis tourné vers le Ciel et j'ai demandé :  pourquoi moi ?  ?  ? 
    Mon sort me paraissait injuste ;  il y a tant de chômeurs professionnels...  Tant d'individus sans foi ni loi...  POURQUOI MOI ? 
     
    Je voulais comprendre...  et j'ai compris ! 
    J'ai compris qu'il m'avait fallu cette maladie pour me rendre compte que, comme beaucoup de monde, je me mettais la conscience tranquille en allant à la messe le dimanche mais qu'en fait, j'étais très loin de suivre la route du Seigneur. 
     
    Aujourd'hui, je suis entièrement paralysé, je ne peux remuer que les yeux mais je suis heureux : 
     - heureux de marcher à nouveau sur la route du Seigneur,
     - heureux de vivre enfin en conformité avec mon idéal,
     - heureux d'être modestement utile à mon Dieu. 
     
    Issu d'une vieille famille terrienne, catholique et pratiquante, ayant toujours eu la Foi, à l’annonce de ma maladie, je me suis jeté en elle avec le désespoir et la frénésie d'un naufragé sur une bouée de sauvetage... 
    Malgré l'extrême douleur des premières années :  le désarroi dure tant que dure la descente aux enfers, j'ai maintenu ma confiance en Dieu... 
     
    La descente dure tant qu'il reste des muscles à immobiliser, à paralyser.  A partir de là, quand on a touché le fond, quand la maladie ne trouve plus de quoi alimenter son appétit destructeur, on entre dans ce que nos éminents spécialistes appellent la phase terminale. 
    Il y a 17 ans que je suis en phase terminale, je m'y suis habitué et, au risque de vous surprendre, ma joie de vivre balayant ou occultant tous les inconvénients et contraintes liés à mon état, je suis heureux ! 
     
    J'ai les idées bien en place et aucune envie de me plaindre ! 
    Oserai-je dire :  au contraire !... 
    Car cette maladie est, pour moi, une sanctification forcée...  à la limite de l'injustice... 
    Gloire à Dieu ! 
    Réaction au malheur incompréhensible pour la plupart, mais Dieu remplit ma vie et je ne manque de rien.  Le bonheur serait il subjectif et totalement indépendant de toute jouissance humaine ? 
    Je laisse à chacun le soin de méditer cette pensée qui est une approche directe de l'influence permanente de Dieu dans nos vies, par une action à la fois permanente et imperceptible sur notre coeur, notre ressenti et nos évidences fondamentales... 
     
    Oui, la souffrance existe, aussi bien physique que morale mais il est écrit dans la Bible :  Matthieu 11, 28-30
    "Venez à Moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et Moi Je vous soulagerai. 
    Chargez-vous de Mon joug et mettez-vous à Mon école, car Je suis doux et humble de coeur, et vous trouverez soulagement pour vos âmes. 
    Oui, Mon joug est aisé et Mon fardeau léger.  "
     
    Je suis là pour en témoigner !...  J'ai, bien souvent, remonté le moral de gardes-malades désespérées pour des peines légères et passagères mais j'ai moi-même rarement perdu le moral et je n'ai jamais perdu l'espoir parce que je n'ai jamais douté de l’Amour de Dieu. 
     
    Comment penser à l'euthanasie quand on a Dieu dans le coeur et quand aucune souffrance ne peut altérer notre confiance en Lui... 
    Les « sans Dieu » sont à plaindre car ils ne connaissent pas l'incommensurable bonheur de se sentir aimé de Dieu, ils ne peuvent pas imaginer le secours bien réel dont bénéficient les amis de Dieu dans l'épreuve. 
    Quand l'enfer se déchaîne contre nous, nous savons qu'il ne s'agit que d'une épreuve supplémentaire, destinée à tester notre Foi et notre confiance envers le Tout-Puissant, Créateur de tout ce qui est... 
     
    Il faut savoir que nous avons été créés par un débordement de l’Amour Infini de Dieu et que toutes nos souffrances sont n��cessaires à notre purification, pour la préparation de notre Eternité bienheureuse dans la Gloire de Dieu. 
     
    Oui, quand l'enfer se déchaîne contre nous, nous accentuons notre prière, nous implorons le Ciel et nous gardons confiance... alors que les « sans Dieu », dans la même situation, désespèrent, appelent la mort et revendiquent le droit à mourir.
    Ils appellent ça « mourir dans la dignité » ! Ne s'agit il pas plutôt de désespoir et de lâcheté ?
    Ce qui est grave, parce qu'irréversible, c'est qu'ils refusent la Volonté Divine qui est Lumière et se précipitent dans la mort qui est ténèbres.
    Dieu respectera leur choix, leur libre arbitre, et les laissera aller dans les ténèbres éternelles puisque telle est leur volonté, libre et délibérée. 
     
    Alors que celui qui accepte et offre sa souffrance se met en phase avec la Volonté Divine parce qu'il fait preuve d’humilité, d’obéissance, de soumission, de confiance et d’amour envers notre Créateur et Rédempteur.
    La souffrance acceptée et offerte purifie notre âme, constitue une protection contre l'enfer et fait office de sauf conduit pour le purgatoire dont elle peut réduire sensiblement la durée.
     
    L'euthanasie est donc criminelle à double titre : pour le temps et pour l'Eternité. Par son refus radical de la Volonté Divine elle est un billet pour l'enfer. 
     
    Il en est de même pour l'avortement. La culpabilité de l'avorteuse est même bien pire car, pour un confort égoïste, elle ôte la vie à son propre enfant qui possède déjà une âme immortelle et vivra donc éternellement dans le Ciel en qualité de martyr de sa propre mère.
     
    Mais il est IMPORTANT de savoir que Dieu pardonne au pire des criminels qui implore son pardon avec un repentir sincère.
    Chacun peut donc décider de revenir à Dieu à tout moment mais, en nos temps troublés,
    il serait quand-même prudent de ne pas attendre. 
     
    En conclusion, qu'importe notre vie actuelle, offrons la joyeusement à la Divine Justice, soyons des amis fidèles de notre Dieu d'Amour et de Miséricorde, des esclaves de l'Amour, car nous savons que nous passerons l'Eternité dans Sa Gloire et que la Vision Béatifique chavirera perpétuellement notre coeur dans le ravissement et dans l'extase. 
     
    Pierre PANIS.

     
 
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