Témoignages
Début de vie
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Gianna Berretta Molla

Gianna Beretta est née à Magenta (Milan) le 4 octobre 1922. Dès son enfance, elle accueille avec une adhésion totale le don de la foi et une éducation fortement chrétienne qu'elle reçoit de ses parents extraordinaires. Ceci la porte à considérer la vie comme un don merveilleux de Dieu, à avoir confiance en la Providence, à être certaine de la nécessité et de l'efficacité de la prière.
Durant les années de lycée et d'université, alors qu'elle s'adonne avec sérieux aux études, elle traduit sa foi en s'engageant dans un apostolat généreux pour les jeunes de l'Action Catholique Italienne et charitable pour les personnes âgées et les pauvres avec la Conférence St-Vincent-de-Paul.
Docteur en médecine et en chirurgie en 1949 à l'Université de Pavie, elle ouvre en 1950 un dispensaire à Mesero, près de Magenta. Elle se spécialise en pédiatrie à l'Université de Milan en 1952 et préfère parmi ses assistés les mamans, les enfants, les personnes âgées et les pauvres.
Alors qu'elle remplit sa charge de médecin, qu'elle ressent et pratique comme une « mission », elle accroît encore son engagement dans l'Action Catholique, en se donnant sans compter pour les « plus jeunes ». En même temps, elle exprime en faisant du ski et de l'alpinisme sa grande joie de vivre et son bonheur de jouir de l'&Å“lig;uvre de Dieu dans la nature. Elle s'interroge, prie et fait prier pour sa vocation qu'elle considère aussi comme un don de Dieu. En choisissant l'appel au mariage, elle y répond avec tout son enthousiasme et elle s'y donne totalement « pour former une famille vraiment chrétienne ».
Elle se fiance avec l'Ingénieur Pierre Molla et, durant les fiançailles, elle est radieuse par son comportement et par son sourire. Elle en remercie sans cesse le Seigneur. Elle se marie le 24 septembre 1955 dans la basilique St-Martin à Magenta. Elle est une femme heureuse. En novembre 1956, elle devient maman pour la première fois: Pierre Louis naît ; puis en décembre 1957, c'est Mariolina ; en juillet 1959, c'est Laure la troisième. Elle sait harmoniser avec simplicité et équilibre ses devoirs de mère, d'épouse, de médecin et sa grande joie de vivre.
En septembre 1961, vers le 2e mois d'une nouvelle grossesse, elle connaît la souffrance et le mystère de la douleur : un fibrome à l'utérus apparaît. Il faut l'opérer. Tout en sachant les risques que cela comporte de continuer la grossesse, elle supplie le chirurgien de ne pas recourir à l'avortement, mais de sauver la vie qu'elle porte en elle et elle se confie à la prière et à la Providence.
La vie est sauve. Elle remercie le Seigneur et passe les 7 mois qui la séparent de la naissance avec une force d'âme incomparable et avec une ardeur de chaque instant comme mère et médecin. Anxieuse, elle craint que son bébé puisse naître souffrant et demande à Dieu que cela lui soit épargné.
Quelques jours avant l'accouchement, tout en se confiant pleinement à la Providence, elle est prête à donner sa vie pour sauver celle de son enfant : « Si vous devez décider entre moi et l'enfant, n'hésitez pas: choisissez, et je l'exige, l'enfant. Sauvez-le ». Le matin du 21 avril 1962, Jeanne Emmanuelle est née, saine et sauve. Le matin du 28 avril, malgré tous les efforts et les soins pour sauver aussi la mère, au milieu de douleurs indicibles, après avoir répété : « Jésus, je t'aime. Jésus, je t'aime », elle meurt saintement.
Elle avait 39 ans. Son enterrement est une grande manifestation unanime de profonde émotion, de foi et de prière. Elle repose aujourd'hui au cimetière de Mesero, à 4 km de Magenta.
« Immolation préméditée », c'est ainsi que Paul VI a défini le geste de la Bienheureuse Gianna à l'Angélus du 23 décembre 1973 en évoquant « Une jeune mère du diocèse de Milan qui, pour donner la vie à sa fille, a sacrifié la sienne dans une immolation préméditée ». La référence christologique au Calvaire et à l'Eucharistie du Saint Père est évidente.
Elle a été béatifiée le 24 avril 1994, lors de l'Année Internationale de la Famille, puis canonisée le 16 mai 2004 par Jean Paul II
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Hydranencéphalie
Point de vue de la maman :
Nous habitions en Martinique au moment des faits. Nous avions un garçon, une fille, un chien... une famille normale quoi ! Un jour notre vie a changé... en mieux !
Nous sommes tout à la joie d'attendre notre 3e enfant. Je suis enceinte de trois mois. Douze semaines, c'est la date officielle de la première échographie. Comme toutes les mamans, je me réjouis de ce rendez-vous avec mon tout petit. Il compte déjà tant pour moi ! Ca y est, j'aperçois ses petits pieds... il a bien dix orteils... très important ! Qu'il est ravissant !
Tout est parfait ! On peut déjà penser que c'est une fille. Il ne reste plus qu'à examiner la tête... Pourquoi ce lourd silence ? Tout bascule... Mon cœur qui battait d'enthousiasme bat d'inquiétudes, une immense appréhension monte en moi. L'image de la tête n'est pas normale...
Trois jours plus tard le diagnostic d'hydranencéphalie est confirmé. Nous comprenons à force de questions (car les médecins sont muets) que notre enfant n'a pas de cerveau. Notre enfant n'est pas viable ou ne sera viable qu'à l'état végétatif. Nous sommes bouleversés...
Ce qui se passe est si incompréhensible, incertain, déstabilisant, angoissant... Mais dans l'immense tumulte de nos émotions, une réalité demeure sûre : c'est que notre "toute petite" a infiniment, et plus que jamais, besoin de nous.
Et je m'entend lui dire : « mon amour, petit trésor de maman, je suis là pour toi. Telle que tu es je t'aime, je t'accompagnerais toujours. »
Le corps médical lui est resté au niveau du "tumulte des émotions"... Les médecins n'osent même plus parler de bébé... C'est tellement plus facile de penser à éliminer un f&œlig;tus...
Nous la prénommons déjà "Fleur".
L'équipe médicale ne ménage pas ses efforts pour nous ramener à la "raison". Les médecins nous consacrent beaucoup de temps. Gynéco, psychologue, échographe, pédiatre : chacun argumente et plaide pour la mort de Fleur.
Nous sommes sereins : Dieu veille sur nous avec son amour parfait, puissant, éternel ! La césarienne est prévue pour ce matin, la salle d'opération est bondée de médecins inquiets, mal à l'aise. Curieux.
Papa attend derrière la porte avec son eau bénite. J'ai voulu mettre une chemise de nuit blanche. J'ai aussi prévu une tenue blanche pour Fleur.
Aujourd'hui c'est la naissance, le baptême, et la mort probable de notre fille.
C'est un jour de fête mais mon cœur de mère est déchiré !
J'entends un petit cri, j'aperçois un ravissant petit visage!
L'émotion déborde par mes larmes...
La patience inquiète de mon mari est récompensée par une sage-femme (qui n'est visiblement pas au courant de l'histoire de Fleur).
Elle sort et lui dit : « C'est vous le père ? Eh bien, c'est une fille et je peux vous dire qu'elle a envie de VIVRE !!! »
Notre Fleur illumine notre vie de son sourire : elle à quinze mois.
MERCI MON DIEU !
La maman
Point de vue du papa :
Conviés par la paroisse Ste Marie des Anges (Nice, 2 avril 2005) à venir apporter notre humble témoignage de parents "chahutés" par la question du diagnostic prénatal à l'occasion de l'attente de notre fille Fleur, nous avons été enchantés de pouvoir participer à cette réflexion.
Parler de Fleur est chaque fois pour nous une joie et une aubaine. Joie de pouvoir partager ce miracle d'une petite fille qui vit avec bonheur ses 16 mois, de pouvoir témoigner de cette vie qu'aucun médecin n'envisageait.
Et nous voilà au cœur de l'attente de Fleur et au cœur du sujet du diagnostic prénatal.
Tout a commencé en septembre 2003, lorsque nous avons appris, en Martinique où nous vivions, qu'un enfant allait bientôt rejoindre notre petite famille composée d'Amidéo, un garnement de 4 ans, de Priscille une petite princesse de 3 ans... et d'un chien (La famille standard...).
Mais voilà que, dans cette famille, on espérait depuis près d'un an l'annonce d'un nouveau bébé... qui ne venait pas.
Alors vous imaginez notre joie lorsque se profile la première échographie morphologique. Très charmant bébé de 3 mois (au moins 6 mois !)... petits pieds, corps proportionné, mais voilà qu'arrive l'examen de la tête et elle semble présenter une anomalie...
Le médecin nous invite à un rendez vous complémentaire, à l'hôpital de Fort de France, avec d'autres médecins et un matériel plus perfectionné. C'est avec un peu d'inquiétude que nous allons, en ménage, à cette nouvelle séance car l'on pressent le problème...
Cet entre-deux examens nous a d'ailleurs permis d'évoquer les hypothèsesles plus variées. Y aura-t-il proposition d'amniocentèse ? Faudra-t-il accepter ou s'y refuser alors que cela ne changera rien à notre décision de garder l'enfant ? ...
Rien de tout cela... mais ce sera bien la question de "garder l'enfant ou ne pas le garder" qui sera posé à l'issue de cette échographie de contrôle !
Le diagnostic posé est celui d'une "Hydranencéphalie majeure". Qu'est ce que c'est ? Est-ce une hydrocéphalie ? Oui, d'après les médecins, mais une hydrocéphalie majeure, avec une absence totale de cortex ! Cet enfant sera t-il un futur légume ?
Les termes médicaux ne répondent pas à de telles questions de peur de heurter les parents... En posant autrement la question, on comprend que les médecins pensent que le bébé mourra avant la naissance ou immédiatement après.
Trois jours après, nouvelle rencontre avec le gynécologue. Confirmation du diagnostic avec une nouvelle échographie et... le médecin, étonné de notre apaisement relatif, croit que nous n'avons pas compris.
Nous lui demandons si ce bébé est un garçon ou une fille alors qu'il nous parle d'IVGIVGIVG. C'est une fille, nous l'appellerons Fleur (du nom de la petite sainte de l'ordre de Malte, religieuse infirmière, fille d'un seigneur du Cantal).
L'incompréhension va se creuser entre nous qui aimons Fleur, notre bébé, et les médecins qui nous parlent d'embryon et fÅ“tus mais plus de bébé. « Le mieux pour vous, le moins traumatisant, c'est d'interrompre la grossesse. »
Quelques jours plus tard, le gynécologue, pourtant humainement agréable et ouvert, nous parlera d'interruption thérapeutique de grossesse (ITGITGITG), du traumatisme et des dangers d'une mort du "fœtus" dans le sein de sa mère et de décision raisonnable de procéder à une opération pour évacuer l'embryon... Nous comprenons qu'il nous considère comme des "illuminés".
Il nous dit de bien envisager les conséquences de ce refus d'interruption thérapeutique...
« Pensez vous au traumatisme, pour vous ? Et pour vos enfants ? Et si cet embryon anencéphale vient au monde et vit quelques temps... réalisez vous que votre vie deviendra vite invivable... ? »
Face à notre souhait d'accompagner Fleur jusqu'où voudra la nature, le gynécologue nous met en contact avec le pédiatre qui nous parle de ce type d'enfant...
« Si j'étais à votre place j'accepterais l'ITGITGITG... Hélas je ne suis pas à votre place. Si cet embryon anencéphale vient au monde et vit quelques temps... réalisez vous qu'il sera "répugnant", "grabataire", et que ce n'est pas une vie méritant d'être vécue... ? Pensez vous au regard des autres ? Êtes-vous conscient de vos responsabilités par rapport à vos deux autres enfants ? ».
Face à nos réponses qui montrent que nous refusons tous types d'avortement..., l'hôpital nous met en contact avec une psychologue. Même motivation car il faut aller vite... Et... on utilisera une technique inique au nom de notre "intérêt bien compris"... : des interrogatoires séparés des deux parents... pour mettre le doigt sur d'éventuelles contradictions.
J'ai été très choqué de ces techniques de basses œuvres policières pour extorquer un OUI à la mort. J'ai vécu cela comme une torture psychologique. Les réponses cohérentes nous ont permis d'être accepté dans notre décision... à défaut d'être compris...
Bientôt il faudrait signer des décharges précisant que l'on a renoncé à l'avortement. Jusqu'à la veille de la naissance, la question de l'interruption thérapeutique nous sera proposé... et même des invitations masquées à laisser mourir nous serons lancées.
Quelques jours avant la naissance et alors que la césarienne était sans doute déjà envisagée par les médecins... on nous a demandé de choisir entre deux techniques de naissance par voies naturelles, l'une privilégiant la mère et l'autre l'enfant.
J'ai bien failli tomber dans le piège en pensant, en conscience, que la vie de ma femme était supérieure à celle de Fleur dont les chances de vie étaient, de toutes façons, nulles après la naissance.
En fait il s'agissait de définir le produit à employer pour faciliter l'accouchement. L'un de ces produits était radical pour aider la mère dans son travail mais était toxique pour le bébé... Armelle, infirmière, a su me garder du piège ! La veille de la césarienne, prématurée d'un mois et demi... se pose la question du respirateur. Puisqu'elle n'a aucune chance de vivre et ayant tout fait pour attendre le plus longtemps possible l'accouchement, nous décidons de ne pas la forcer à vivre contre la volonté du Ciel et décidons que là est la limite avec l'acharnement thérapeutique. Nous invitons le médecin à ne pas mettre Fleur sous respirateur à sa naissance. De notre côté, nous préparons la naissance, le baptême immédiat, la mort et les questions qui se poseront alors... le rapatriement vers la métropole etc.
Le lendemain, Fleur est née. Elle est belle, elle vit. Elle est baptisée au cours des premières minutes. Une heure, deux, trois... un jour, une nuit, deux jours, une semaine, deux...
Merci mon Dieu !
Aujourd'hui Fleur a 14 mois et elle est heureuse. Son sourire est son Merci à la vie et elle sourit sans cesse pour notre plus grande joie, notre apaisement et la plus grande gloire de Dieu !
Le papa
Fin de vie
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Le cri du coeur
Médecin, j'ai été amenée à m'occuper, à l'hôpital, d'une dame de 99 ans, très gravement malade du cÅ“ur. Comme elle était tachycarde, je lui dis pour dédramatiser la situation : « Je vois que votre cÅ“ur bat très vite. Êtes-vous amoureuse ? »
Et la personne âgée me répondit du tac au tac : « Oui, je suis amoureuse du Bon Dieu ! ». C'était le cri du cÅ“ur. En même temps, elle me lançait un regard qui signifiait : « je dis cela, mais vous vous ne pouvez pas comprendre, vous qui êtes médecin »
Je lui répondit : « Si, je comprends. C'est très beau ce que vous me dites-là ». La malade me regarda avec beaucoup d'intensité.
Quelques jours plus tard, elle mourut et sa fille vint me voir peu après. « Vous savez Docteur, j'ai tout raté avec maman. Je suis sûre qu'elle voulait me dire quelque chose de très important jusqu'à la dernière minute, mais j'ai bien vu qu'elle n'arrivait pas à me le dire. »
Et la fille était catastrophée.
Je lui répondis que j'avais beaucoup admiré le courage de sa mère tout au long de ses derniers jours et je lui rapportai cette phrase qu'elle m'avait dite : « je suis amoureuse du Bon Dieu ».
La fille me regarda les yeux écarquillés et me dit : « c'est cela que maman voulait me dire ! Elle m'avait élevé religieusement, mais adolescente, j'avais perdu la foi. Du coup, elle aussi s'en était écartée. Depuis quelques années, je crois qu'elle avait retrouvé le chemin de l'Église, cependant, elle ne m'en a jamais parlé. Oui docteur, je crois que c'est exactement cela qu'elle voulait me dire ! »
Et dans ses yeux brillaient la joie et une nouvelle espérance !
Béatrix
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Dr Elisabeth Kübler-Ross
Bobby est un jeune enfant américain suivi depuis des années dans un service de pédiatrie pour un cancer. Toute l'équipe le connaît bien. La maladie de l'enfant s'aggrave progressivement.
Un temps arrive où Bobby n'arrive plus à parler. Bobby a une ardoise et une craie, et il s'exprime à travers des dessins.
Un jour, tandis que la maladie a beaucoup évolué, il fait le dessin suivant : un bonhomme séparé d'un tank par un panneau stop.
L'équipe comprend que le tank représente sa maladie et sa mort. Elle comprend que Bobby en a peur. Que faire et que lui dire ?
L'équipe se réunit pour réfléchir.
Quelqu'un dit : " On pourrait effacer le tank. "
Le médecin : " On ne peut pas effacer le tank puisque la maladie est réellement là et qu'on ne sait pas la guérir. "
L'infirmière, qui est la plus proche de l'enfant et qui est un peu comme sa seconde maman, dit à son tour : " Effaçons le bonhomme. Car si on le supprime, il n'aura plus peur. C'est un service à lui rendre. "
Le médecin répond : " Ce n'est pas possible. Nous ne pouvons pas faire cela. " Quelqu'un dit encore : " Il reste le panneau stop que l'on peut effacer. "
Le médecin : " On ne peut pas effacer justement ce qui le protège actuellement de sa peur ! "
Finalement, le médecin entre dans la chambre de l'enfant et s'assoit un moment près de lui. Puis il prend la craie et trace un deuxième bonhomme à côté du premier pour lui signifier qu'il n'est pas seul. L'enfant sourit.
Le lendemain, Bobby fait un autre dessin : c'est un oiseau qui vole dans le ciel. Et peu après, l'enfant meurt paisiblement de sa mort naturelle.
Témoignage rapporté par le docteur Elisabeth Kübler-Ross
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Euthanasie, dignité humaine ou lâcheté inconséquente ?
Né en 1952, marié en 1977, viticulteur-arboriculteur de profession, hyper dynamique de nature, je vivais heureux et croquais la vie à pleines dents. Un jour, vers la fin de l'année 1985, j'avais 33 ans, j'ai commencé à être gêné pour utiliser un tournevis. Six mois après j'étais en fauteuil roulant et, trois ans après, ne pouvant plus tenir ma tête, j'optais pour le lit... que je n'ai plus quitté depuis ce jour. Aujourd'hui, je suis entièrement paralysé, trachéotomisé, branché à un appareil respiratoire et ne peux désormais remuer que les yeux.
Cette maladie, appelée "Sclérose Latérale Amyotrophique" (S.L.A.) ou "maladie de Charcot" entraîne une dégénérescence inexorable de tous les muscles et conduit rapidement le malade à une dépendance totale.
Par bonheur, je possède un ordinateur équipé d'un logiciel spécial qui me permet d'écrire avec les yeux. C'est grâce à cet équipement que je peux vous écrire aujourd'hui.
Le premier moment d'abattement passé, je me suis tourné vers le Ciel et j'ai demandé : pourquoi moi ? ? ? Mon sort me paraissait injuste ; il y a tant de chômeurs professionnels... Tant d'individus sans foi ni loi... POURQUOI MOI ?
Je voulais comprendre... et j'ai compris ! J'ai compris qu'il m'avait fallu cette maladie pour me rendre compte que, comme beaucoup de monde, je me mettais la conscience tranquille en allant à la messe le dimanche mais qu'en fait, j'étais très loin de suivre la route du Seigneur.
Aujourd'hui, je suis entièrement paralysé, je ne peux remuer que les yeux mais je suis heureux : - heureux de marcher à nouveau sur la route du Seigneur, - heureux de vivre enfin en conformité avec mon idéal, - heureux d'être modestement utile à mon Dieu.
Issu d'une vieille famille terrienne, catholique et pratiquante, ayant toujours eu la Foi, à l’annonce de ma maladie, je me suis jeté en elle avec le désespoir et la frénésie d'un naufragé sur une bouée de sauvetage... Malgré l'extrême douleur des premières années : le désarroi dure tant que dure la descente aux enfers, j'ai maintenu ma confiance en Dieu...
La descente dure tant qu'il reste des muscles à immobiliser, à paralyser. A partir de là , quand on a touché le fond, quand la maladie ne trouve plus de quoi alimenter son appétit destructeur, on entre dans ce que nos éminents spécialistes appellent la phase terminale. Il y a 17 ans que je suis en phase terminale, je m'y suis habitué et, au risque de vous surprendre, ma joie de vivre balayant ou occultant tous les inconvénients et contraintes liés à mon état, je suis heureux !
J'ai les idées bien en place et aucune envie de me plaindre ! Oserai-je dire : au contraire !... Car cette maladie est, pour moi, une sanctification forcée... à la limite de l'injustice... Gloire à Dieu ! Réaction au malheur incompréhensible pour la plupart, mais Dieu remplit ma vie et je ne manque de rien. Le bonheur serait il subjectif et totalement indépendant de toute jouissance humaine ? Je laisse à chacun le soin de méditer cette pensée qui est une approche directe de l'influence permanente de Dieu dans nos vies, par une action à la fois permanente et imperceptible sur notre coeur, notre ressenti et nos évidences fondamentales... Oui, la souffrance existe, aussi bien physique que morale mais il est écrit dans la Bible : Matthieu 11, 28-30 "Venez à Moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et Moi Je vous soulagerai. Chargez-vous de Mon joug et mettez-vous à Mon école, car Je suis doux et humble de coeur, et vous trouverez soulagement pour vos âmes. Oui, Mon joug est aisé et Mon fardeau léger. "
Je suis là pour en témoigner !... J'ai, bien souvent, remonté le moral de gardes-malades désespérées pour des peines légères et passagères mais j'ai moi-même rarement perdu le moral et je n'ai jamais perdu l'espoir parce que je n'ai jamais douté de l’Amour de Dieu.
Comment penser à l'euthanasie quand on a Dieu dans le coeur et quand aucune souffrance ne peut altérer notre confiance en Lui... Les « sans Dieu » sont à plaindre car ils ne connaissent pas l'incommensurable bonheur de se sentir aimé de Dieu, ils ne peuvent pas imaginer le secours bien réel dont bénéficient les amis de Dieu dans l'épreuve. Quand l'enfer se déchaîne contre nous, nous savons qu'il ne s'agit que d'une épreuve supplémentaire, destinée à tester notre Foi et notre confiance envers le Tout-Puissant, Créateur de tout ce qui est...
Il faut savoir que nous avons été créés par un débordement de l’Amour Infini de Dieu et que toutes nos souffrances sont n��cessaires à notre purification, pour la préparation de notre Eternité bienheureuse dans la Gloire de Dieu.
Oui, quand l'enfer se déchaîne contre nous, nous accentuons notre prière, nous implorons le Ciel et nous gardons confiance... alors que les « sans Dieu », dans la même situation, désespèrent, appelent la mort et revendiquent le droit à mourir. Ils appellent ça « mourir dans la dignité » ! Ne s'agit il pas plutôt de désespoir et de lâcheté ? Ce qui est grave, parce qu'irréversible, c'est qu'ils refusent la Volonté Divine qui est Lumière et se précipitent dans la mort qui est ténèbres. Dieu respectera leur choix, leur libre arbitre, et les laissera aller dans les ténèbres éternelles puisque telle est leur volonté, libre et délibérée.
Alors que celui qui accepte et offre sa souffrance se met en phase avec la Volonté Divine parce qu'il fait preuve d’humilité, d’obéissance, de soumission, de confiance et d’amour envers notre Créateur et Rédempteur. La souffrance acceptée et offerte purifie notre âme, constitue une protection contre l'enfer et fait office de sauf conduit pour le purgatoire dont elle peut réduire sensiblement la durée.
L'euthanasie est donc criminelle à double titre : pour le temps et pour l'Eternité. Par son refus radical de la Volonté Divine elle est un billet pour l'enfer.
Il en est de même pour l'avortement. La culpabilité de l'avorteuse est même bien pire car, pour un confort égoïste, elle ôte la vie à son propre enfant qui possède déjà une âme immortelle et vivra donc éternellement dans le Ciel en qualité de martyr de sa propre mère.
Mais il est IMPORTANT de savoir que Dieu pardonne au pire des criminels qui implore son pardon avec un repentir sincère. Chacun peut donc décider de revenir à Dieu à tout moment mais, en nos temps troublés, il serait quand-même prudent de ne pas attendre.
En conclusion, qu'importe notre vie actuelle, offrons la joyeusement à la Divine Justice, soyons des amis fidèles de notre Dieu d'Amour et de Miséricorde, des esclaves de l'Amour, car nous savons que nous passerons l'Eternité dans Sa Gloire et que la Vision Béatifique chavirera perpétuellement notre coeur dans le ravissement et dans l'extase.
Pierre PANIS.
Témoignages
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Quelques Fioretti
- « Les Parents seuls, j'en suis. Je sais le poids de la souffrance, de l'abandon, de la solitude, de la survie... que la situation de parent seul engendre. Divorcée non remariée, je suis une mère amputée d'un corps et j'éprouve que je m'use plus vite que les autres, car j'élève, seule, mes enfants... Un samedi soir, j'ai fini par venir au cycle des Parents Seuls. Bonne surprise : une ambiance fraternelle et la joie ! Voilà ce que je suis venue chercher la Joie. Alors, vivent les parents seuls ! Et vive Dieu qui ne nous a pas oubliés ! » (Une maman, par email) « C'est le seul endroit où je trouve que l'on est en vérité. »
- « Les enseignants doivent être inspirés car tout ce qu'ils disent me touche. »
- « La personne qui a donné son témoignage a une grande force, c'est plein d'espérance. »
- « Ces soirées me permettent de me repositionner et de faire la vérité sur ma situation. »
D'un jeune père séparé depuis un an et dont la femme fait tout pour couper les liens avec ses enfants : « grâce à ce cycle, je vais beaucoup mieux et peux supporter l'insupportable. »
- « Ce cycle de soirées est une bouffée d'air frais, il est vital ; grâce à vous je retrouve la foi enterrée depuis des années. »
- « Dans mon groupe, plusieurs hommes ont partagé que c'est l'épreuve du divorce qui les a amené à cheminer vers le Seigneur. »
- « Une femme qui ne s'était pas confessée depuis 17 ans témoigne dans son Groupe de Partage qu'elle est en train de revenir à la Vie, par les sacrements et puis elle sourit, et elle se maquille ! Pour la première fois à l'adoration, elle a pu prier pour son fils adulte qui est loin et elle a pu penser au pardon. »
- « Ce que j'entends me sert vraiment pour vivre d'une soirée à l'autre. »
- « D'une jeune mère de 2 enfants : « Le cheminement Parents seuls m'apporte tant qu'il faudrait que je sois très malade pour ne pas venir ! »
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Emilie et Sébastien
Nous nous connaissons depuis 10 ans et nous célèbrerons notre mariage cette année. Lors de notre entrevue avec le curé, celui-ci nous a demandé instamment de participer aux week end de préparation au mariage organisés par A&V sur la paroisse. À priori cette préparation qui se planifie sur 2 week ends, ne nous semblait pas nécessaire, voire même un peu lourde.
Mais nous avons été agréablement surpris des bénéfices que nous ont apportés les groupes de discussions et les témoignages. Tout d'abord cela nous a permis de re-situer notre couple dans le contexte d'un engagement très important.
Certains témoignages sur la communication au sein du couple nous ont appris également à relativiser des situations de tension et à chercher à mieux se comprendre. Enfin, nous avons rencontré d'autres jeunes couples et des gens formidables, certains non catholiques ; nous avons également découvert des personnes ainsi que des prêtres extrêmement tolérants.
Tout ceci pour vous dire de ne pas hésiter à y participer même si cela vous semble contraignant. C'est une exigence qui en vaut la peine.
Émilie et Sébastien
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L'amour nous comble
Catherine : Lors de notre première rencontre à l'occasion d'un repas familial, nous étions à mille lieux de penser au mariage. Plusieurs années après, nous nous sommes revus. Pas de coup de foudre, pas de révélation... Ce fut comme ces brumes de printemps qui se dissipent progressivement en dévoilant le paysage. Simplement une joie grandissante quand nous étions ensemble.
Michel-Bernard : Lorsque le projet du mariage se fit, une seule question me vint à l'esprit: suis-je vraiment celui qui pourra, par le don de soi, la rendre heureuse, lui donner la joie tout au long de sa vie ? J'ai réalisé après, au fur et à mesure, que ce que nous vivions dépassait de loin ce que je m'étais imaginé du mariage sur le long terme: la routine qui me semblait inévitable, les "scènes de ménages" incontournables, voire nécessaires aux yeux de certains... rien de tout cela n'était au rendez-vous ! Les difficultés vécues en couple, les pardons donnés, tout cela faisait grandir notre amour, appuyé sur Dieu dans la grâce du sacrement de mariage.
Catherine : Dans le mariage. Dieu nous soutient. Il nous inspire, nous console et surtout. Il nous donne son amour. S'il aime chacun d'entre nous personnellement, Il aime aussi de façon toute particulière chaque couple. Le nôtre était appelé à se mettre au service des autres par l'Église et un événement nous marqua profondément à ce sujet. À l'âge d'un an, le comportement de notre quatrième commença à régresser. Un scanner décela une anomalie au cerveau. Seule l'opération dirait si cela était bénin ou non. Après l'opération, il y eut un progrès immédiat puis une brutale rechute quelques semaines après.
Michel-Bernard : Catherine m'appela au travail, car il fallait le ramener à l'hôpital immédiatement. J'arrivais à la maison dans un abîme d'angoisse. Nous avons prié en couple ce jour-là comme nous ne l'avions probablement jamais fait depuis notre mariage. Nous nous sommes confiés à Dieu en lui demandant deux choses : « Si notre petit ne guérit pas, donne-nous la force, l'amour, et le temps nécessaire pour nous occuper de lui et pour l'accueillir comme si c'était toi. Et s'il guérit, nous te promettons de redonner cette force, ce temps et cet amour à ton service, dans ton Église. » Nous arrivâmes à l'hôpital, il repassa un scanner, la chirurgien-né l'ausculta et nous demanda : « Avez-vous pris sa température ? » Nous ne l'avions pas fait... Le thermomètre indiqua 38°5. Elle nous déclara alors : « Tout est parfaitement normal, les symptômes ne sont dûs qu'à la température, ils cesseront après un petit cachet ! »
Catherine : Notre joie fut immense ! L'avenir nous confirma que Dieu n'oublie pas les prières ! Quelques jours plus tard, on nous demanda la responsabilité d'un service d'Église.
Michel-Bernard : Il est difficile de dire en quelques mots ce qui fait, concrètement, le bonheur du couple. Ce qui m'émerveille, c'est cette construction et cet enrichissement permanents de la relation. Au début, lorsque je regardais Catherine, je voyais la fiancée avec laquelle tout était à découvrir. Lorsque je la regarde après 18 ans de mariage, je vois mon épouse, la mère de nos six enfants, et je m'émerveille de voir que tout ce que nous avons déjà vécu ensemble nous donne d'aller encore plus loin ! Je vois aussi combien l'amour que j'ai pour elle et qu'elle a pour moi m'a soutenu, m'a guéri, m'a comblé, m'a donné de vivre de nombreuses situations professionnelles, familiales ou personnelles, dans lesquelles je n'aurais jamais pu m'investir et m'épanouir de la même façon sans sa présence à mes côtés. J'en rends grâce tous les jours !
Catherine : Sans l'amour de Michel-Bernard pour moi, je ne serais jamais devenue ce que je suis : moi-même, épanouie, profondément heureuse.
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Marie
J'étais encore remplie de colère...
Je m'appelle Marie, j'ai deux petites filles de 6 ans et 3 ans. Mon mari m'a quittée en 2002, et plus d'un an après son départ, j'étais encore remplie de colère, de rancoeur et d'amertume - contre celui qui m'avait abandonnée, - contre tous ceux qui semblaient lui donner raison - et aussi contre le Seigneur dont je pensais alors qu'il m'avait laissée tomber lorsque je lui avais demandé de m'aider à sauver mon mariage.
Et l'an dernier, j'ai suivi le parcours "Parents seuls" proposé par Amour et Vérité et cela a véritablement bouleversé ma vie.
Je tiens à préciser que depuis l'adolescence, j'avais un peu mis de côté la pratique religieuse. Élevée dans une famille très pratiquante, je me disais "croyante" (je m'étais d'ailleurs mariée à l'Église) mais je me contentais d'aller à la messe pour les grandes fêtes et mon seul contact régulier avec l'Église, c'était l'éveil à la foi de mes deux petites filles. Et c'est précisément par ce biais (le Seigneur est malin !) que j'ai appris l'existence du cycle "Parents seuls". Je ne savais pas très bien de quoi il s'agissait, mais j'ai sentie que je devais suivre ce parcours.
Accueil La première fois que je suis venue (en novembre dernier), je suis arrivée au bord des larmes à cause d'un caprice de ma seconde fille qui avait failli m'empêcher d'être là . J'ai été accueillie avec tant de chaleur et de bienveillance que j'ai toute de suite eu le sentiment que je n'allais pas être jugée. On me prenait telle que j'étais, avec mon histoire, mes souffrances, mes peurs et mes doutes.
Mais je dois avouer que lorsque j'ai entendu les paroles des chants de louange, je me suis dit : "Ils ont fous ! Je vis un véritable enfer et ils me demandent de rendre grâce au Seigneur !" Mais je me suis malgré tout laisser portée par le chant du groupe.
Enseignements et témoignages Et puis il y a eu un enseignement et des témoignages qui ont produit sur moi l'effet d'un électro-choc. En entendant ces femmes qui avaient vécu la douleur d'un deuil ou d'une séparation expliquer comment l'on pouvait, avec la foi et le soutien de proches, survivre à une telle épreuve, j'ai réalisé qu'il y avait certainement autour de moi des personnes susceptibles de me comprendre et à qui je pouvais et devais faire confiance.
Mais surtout, j'ai pris conscience que le Seigneur pouvait m'aider à guérir de mes blessures, si je voulais bien lui faire confiance et m'en remettre à lui. Je me suis alors souvenue du conseil, que je n'avais pas suivi, que m'avait donné l'une de mes amies quelques années avant, lorsque mon mariage commençait à battre de l'aile : "Laisse le Seigneur rentrer dans ta maison".
Louange et adoration A partir de ce jour-là , j'ai, petit à petit, laissé le Seigneur rentrer dans ma maison et dans ma vie. J'ai commencé à retourner à la messe le dimanche, je me suis remise à prier, seule et avec mes petites filles.
Au fil des soirées du cycle "Parents seuls", j'ai découvert "la puissance de la louange", j'ai lu des livres sur ce sujet, j'ai acheté des CD que j'écoutais parfois en boucle pendant des heures, et moi qui ne prenait plus le temps d'aller à la messe, je me suis mise à traverser Paris le dimanche matin pour aller louer le Seigneur !
J'ai également appris à vivre l'adoration, qui me mettait un peu mal à l'aise au début, comme un temps pour déposer mes soucis au pied de la croix et un moment de rencontre privilégiée avec le Seigneur. Et au fil des mois, la colère et la rancoeur qui me minaient intérieurement se sont progressivement apaisées...
Partage Dans ce cheminement intérieur, le fait de pouvoir échanger avec des personnes qui étaient dans la même détresse que moi et rencontraient les mêmes difficultés m'a certainement beaucoup aidée. Toute l'année, j'ai prié pour les femmes de mon groupe de partage et je me suis sentie portée par leurs prières. Et puis, les regards de bienveillance que j'ai croisés ici m'ont permis de reprendre confiance en moi et de garder foi en l'avenir.
Si je reviens cette année encore, c'est d'abord parce que je pense que j'ai, à titre personnel, encore une longue route à faire sur le chemin du pardon. Mais c'est aussi pour témoigner de la force de la parole du Christ rapportée par Saint Paul : " Venez vers moi, vous qui ployez sous le fardeau et je vous soulagerais."
Marie le 9 octobre 2004
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Fleur et David
Après un cycle suivi à Paris en 2004.
Nous étions amoureux, nous avions choisi de nous marier, mais il nous restait un paquet de sujets à aborder avant de s'engager. Beaucoup d'échecs de couples autour de nous nous faisaient douter de la possibilité de maintenir son couple.
En écoutant les témoignages des couples laïcs, du père et des jeunes fiancés nous nous sommes ouverts à la discussion et à la réflexion. Nous avons réfléchi à comment nous préparer, et nous avons pu vérifier si nous étions en accord sur telle et telle idée. Les sujets de base comme la liberté, la communication, le pardon nous ont donné de bonnes pistes pour se comprendre et mieux s'écouter.
Mon mari est moins pratiquant que moi, je voulais le rapprocher de la foi, mais finalement nous avons plus parlé du concret, des bases de chacun, et de nos forces. La bible a de vraies ressources, des textes fantastiques, mais nous avons trouvé nos réponses dans la franchise, la parole.
Ce que je veux dire, c'est que le discours entendu à la paroisse de la Trinité était parfaitement adapté à notre vie, à notre niveau de foi et notre mise en pratique. Nous étions très satisfaits, et ne cessons d'en parler autour de nous, surtout aux copains non cathos à qui aucune préparation n'est proposée !
Merci à vous. Nous nous sommes mariés le 1er octobre dans la Drôme. Fleur et David
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Paul-Robin
Après un cycle suivi lors d'une session de Paray le Monial en août 2004.
Je suis arrivé à Paray le Monial et c'est là que tout a commencé, j'ai trouvé un sens à ma vie.
Quelle joie d'être accueilli avec tant d'amour, d'écoute sans aucun jugement porté sur quiconque.
Un peu gêné lors des messes et des chants si nombreux, je prenais néanmoins un réel plaisir à écouter les enseignements ainsi que les autres personnes dans les groupes de partages.
La préparation au mariage nous a permis de nous poser les bonnes questions au bon moment de notre vie. Notre couple n'en est que plus fort aujourd'hui.
Je suis parti de Paray le Monial avec en poche un trésor composé d'amour, que j'ai reçu en énorme quantité, et d'un bien être intense, que je ressentais au plus profond de moi-même. Je me rappelle avoir dis à ma fiancée que nous n'aurions pas assez de place dans notre voiture pour ramener tout ce trésor à la maison.
Je me posais des questions : Pourquoi tant d'amour ? Pourquoi moi ? Est-ce que tout le monde en a eu autant ?
L'image d'un immense mur au pied duquel je me trouvais m'apparût, il était composé d'une fenêtre située tout en haut. Une forte envie de voir se qui se passait de l'autre côté me saisit alors. Cette envie était composée d'un amour similaire à celui reçu à Paray le Monial.
Le dimanche suivant nous sommes allés à la messe à la Trinité (Paris IX), et en sortant j'ai alors décidé de demander mon entrée en catéchuménat. Je serai baptisé à Pâques 2006. Je comprends aujourd'hui pourquoi on dit que Dieu est amour.
Avec du recul je peux dire que la préparation au mariage est plus que nécessaire dans la mesure où notre couple a des repaires sains, solides mais surtout nous avançons avec le Christ.
Je me rappelle qu'une personne que j'apprécie fortement m'a dit un jour : « C'est tellement plus facile avec le Seigneur », et cela est vrai.
Paul-Robin
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Alain
Je ne savais pas vraiment ce qu'était la préparation au mariage. J'en avais entendu parler par des amis, des parents, mais sans en apprendre plus pour autant. Sur place, j'ai découvert une ambiance, une atmosphère créée par une équipe accueillante.
Ce que j'y ai découvert ? une nouvelle méthode de réflexion sur le couple, des témoignages, des solutions aux difficultés rencontrées par certains couples, des sujets auxquels je n'avais jamais songé ainsi que la possibilité de se confier, d'évoquer ses problèmes.
Régulièrement, on nous propose des moments de réflexion en couple sur les sujets évoqués. Nous faisons la même chose entre personnes du même sexe. Les sujets abordés sont intéressants et se prêtent au débat. Pour ma part, j'ai mieux compris ce que représentait le mariage à travers Dieu.
En somme, je résumerai ce parcours non pas par « préparation au mariage » mais par « compréhension du mariage ».
Alain
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